Les performances cérébrales et les oméga-3

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Découvrez les effets du poisson sur le cerveau et la vraie nature des oméga-3.

On associe souvent le poisson et les oméga-3 à la performance cérébrale, et c’est parfois sur cette croyance que les compagnies de suppléments d’oméga-3 se basent pour convaincre les consommateurs d’utiliser leurs produits. S’agit-il de faits vérifiés ou d’une invention de l’industrie pour augmenter les ventes?

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Que sont les oméga-3?

Dans notre article Démystifier la grossesse et le poisson, que nous vous invitons à lire si les solutions santé vous tiennent à cœur, nous mentionnons que trois principaux groupes d’acides gras oméga-3 doivent être inclus dans notre alimentation : AAL (acide α-linolénique), AEP (acide gras eicosapentaénoïque) et ADH (acide gras docosahexaénoïque).

L’AAL se retrouve dans les huiles végétales et est le seul oméga-3 qui est totalement essentiel à ajouter à notre alimentation, car le corps humain n’est pas en mesure de le produire à partir de ce que nous mangeons.

Les acides AEP et ADH viennent, pour leur part, du monde marin. Ils sont d’abord produits par les algues et bactéries aquatiques mangées par les poissons et fruits de mer que l’on consomme. Les scientifiques ont découvert que l’AEP et l’ADH peuvent être synthétisés dans notre corps, mais à trop faible dose. Si bien que les végétariens qui ne mangent ni produit de la mer, ni algues pour compenser se retrouvent avec des niveaux d’oméga-3 plus bas que la moyenne.

Les éléments essentiels

Dans certains cas, notre corps est capable de transformer ce que l’on mange pour répondre à nos besoins, notamment afin d’éviter le développement de carences. Il est possible, par exemple, de transformer certains gras en sucre. Mais d’autres nutriments ne peuvent être synthétisés (ou en quantité insuffisante) par notre organisme : il faut donc absolument les retrouver dans notre assiette. C’est ce qu’on appelle les nutriments essentiels. Les vitamines et l’oméga-3 AAL font partie de cette catégorie.

Les oméga-3 impactent-ils réellement la santé et la performance cérébrale?

Il faut bien différencier la santé de la performance cérébrale, l’augmentation de cette dernière étant souvent l’argument de vente des compagnies de suppléments d’oméga-3 en capsules. Les recherches laissent croire qu’il pourrait y avoir des bénéfices fondés à la consommation d’acides gras oméga-3 pour la santé du cerveau, mais il est plus difficile de prouver que ces suppléments feront de vous le prochain Einstein.

Les résultats d’une étude du British Journal of Nutrition démontrent que le flux sanguin vers le cerveau augmenterait lors de l’activité cognitive, particulièrement dans les zones actives du cerveau. Cela aurait pour effet de freiner les maladies dégénératives comme l’Alzheimer et la démence plus tard dans la vie, mais aucun effet à court terme, ou en lien avec la performance cognitive, n’a pu être décelé dans le cadre de cette étude. Cette dernière précision est très importante, car plusieurs articles de vulgarisation font un lien direct entre flux sanguin au cerveau et performances cérébrales augmentées, alors que les résultats scientifiques ne font pas ce lien.

Ces chercheurs ne sont pas les seuls à arriver à cette conclusion. L’académie américaine de neurologie a comparé l’effet de la consommation de poisson sur le maintien des capacités cognitives à la consommation de gras saturés qui affaiblissent la santé cognitive chez les 45 à 65 ans. Résultats?… Les oméga-3 réduisent les risques de dégénérescence des fonctions cérébrales dans cette tranche d’âge.

Augmentation de la matière grise?

Une étude du journal américain de la médecine préventive indique que la consommation de poisson mène à l’augmentation du volume de la matière grise du cerveau. Bonne nouvelle! Les oméga-3 améliorent-ils les performances mentales, finalement?

Pas tout à fait. Après avoir découvert la corrélation entre le poisson et le volume de matière grise, les chercheurs ont comparé le niveau d’oméga-3 dans les taux sanguins des volontaires et ont conclu que la quantité d’oméga-3 dans le corps n’a rien à voir avec le volume du cerveau. C’est donc dire que le poisson pourrait bel et bien accroître les fonctions cérébrales, mais la prise de suppléments n’est pas suffisante pour y arriver. Les chercheurs terminent d’ailleurs en rappelant aux lecteurs que c’est en adoptant des habitudes de consommation saines, et de manière préventive, que nous ferons une différence pour notre santé et nos performances cérébrales futures.

Comment s’assurer de consommer suffisamment d’oméga-3?

Manquer d’oméga-3, c’est une chose. Toutefois, avec notre alimentation occidentale moderne, nous sommes confrontés  à un autre type de gras : les acides gras oméga-6. Ces derniers sont introduits dans notre alimentation via les huiles végétales et le bétail nourri au grain. On peut en consommer jusqu’à 16 fois plus que les oméga-3!

Pourquoi est-ce important à mentionner? Parce qu’un mauvais ratio entre ces deux types de gras dans notre alimentation dérègle notre métabolisme et favorise le développement de maladies graves : cancers, troubles cardiovasculaires et inflammatoires… Freiner notre consommation de produits transformés, et ajouter ne serait-ce qu’une petite dose d’oméga-3 à notre diète, peut avoir des effets favorables! 

Nous vous conseillons de consulter ce document créé par les diététistes du Canada pour en apprendre davantage sur les quantités d’oméga-3 à consommer et où en trouver dans votre alimentation.

Toujours le même discours, mais toujours aussi vrai! Il semble donc favorable d’opter pour un bon filet de saumon en famille plutôt que de se gaver de suppléments. Cela n’enlève rien aux vertus des oméga-3, qu’ils soient consommés à même le poisson ou en capsules. Il faut simplement penser à ses effets à long terme et garder en tête… qu’il vaut mieux prévenir que guérir!

Sur ce, votre poissonnier vous souhaite de merveilleuses vacances!

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